Au festival JazzOnze +, Santrofi déploie les ailes du highlife ghanéen
De passage samedi soir au grand rendez-vous automnal du jazz, le collectif ghanéen Santrofi ranime la fièvre du highlife, ce genre musical popularisé par E. T. Mensah au début des années 50. Discussion avec le guitariste Dominic Quarchie avant d’aller danserSi Jacques Brel en faisait l’offrande modeste des prétendants maladroits, le bonbon quitte rarement le registre de la légèreté. Difficile alors d’imaginer qu’une friandise puisse devenir un étendard politique, réconcilier les lignes de fracture d’une nation et donner son nom au premier disque de Santrofi, l’un des collectifs les plus excitants d’Afrique de l’Ouest. L’anecdote,racontée au magazine PAM par Emmanuel Ofori Kodjo, le bassiste de cet octuor ghanéen, tient dans un bonbon populaire zébré: l’alewa. Deux couleurs, deux saveurs opposées – le noir amer, le blanc sucré – qu’il faut mordre d’un trait pour en révéler l’harmonie. Une métaphore évidente pour Santrofi qui, face aux fractures identitaires, cherchait à faire…